Or depuis plus d’un an, je butais sur deux
familles pourtant proches et qui présentent beaucoup de similitudes.
Coup sur coup, l’horizon s’est éclairci. Si dans un
cas, le résultat est dû à une recherche systématique
(une battue en terme généalogique), dans l’autre
la chance a donné un sérieux coup de pouce.
Il s’agit en effet des deux couples d’Arrières Arrières
Grands Parents de mon ascendance.
Mes grands parents, étant cousins germains cette recherche concerne la totalité de la branche de "jean
le jeune".
- Le premier, Jean Gueybeau et Marie Laroque ont eu leurs enfants
dont « mémé Maria » à Saint Antoine du
Breuilh mais ne s’y sont pas mariés, alors d’où venaient-ils ?
- Le second, Jean Chassaigne et Marie Gaurel parents de Catherine (malheureusement, personne ne l’a connue), fille qu’ils ont eue au Fleix avant de venir à Saint Rémy. Mais là aussi pas de trace de mariage.
Première étape : direction Badefols en Dordogne
Là où est née Marie Laroque en 1827.
Là j’ai pu remonter sa piste jusqu’au 18e siècle. Si je n'ai rien trouvé en
cherchant l’acte de mariage, une publication de mariage en février 1852 annonce son union avec «
Jean Guibot » à Margueran en Gironde. Il est dit aussi
qu’elle était « servante loueuse de service » à Sainte-Foy-la-grande. Un mois plus
tard me voilà reparti aux archives de Bordeaux où j'ai enfin trouvé l’acte du mariage.
Cette fois, on parle de « Jean Gueybeaud » qui est
le seul à signer l’acte. Il signe « Gaibaut ».
Il est né en 1829 au Fleix et « scieur de long » à Margueran.
Il me faudra donc revenir à Périgueux pour trouver la suite.
Trois remarques sur Marie Laroque : elle était servante loin de chez elle comme Marie Gaurel, son grand
père est mort noyé, cause indirecte de celle de son gendre Antoine qu’elle n’a
pas connu et elle est morte moins d’un an après la naissance de Maria sa dernière fille comme
le sera Catherine Chassaigne moins d’un an après la naissance de Jean « Cadet ».
Noter en passant la manière dont on peut s'écrire un nom,
Gueybeaud ou Gueybeau mais aussi Guibot et sa signature Gaibaut.
Deuxième étape, Direction Villamblard, également en Dordogne,
Pour trouver la trace de Marie Catherine Gaurel née en 1844.
Là aussi aucunes traces de ses parents et de leur mariage. Mais un autre indice apparaît sur son acte de
décès ; la mention de son mariage à Montfaucon en 1871 où elle était servante à
la « Mallevieille ». Effectivement à la mairie, j'ai retrouvé l’acte annonciateur
d’une nouvelle piste : Jean Chassaigne habitait à Beaupouyet
(à 15 km) avec sa mère.
Une journée de recherche sur les tables décennales en fouillant toutes les communes environnantes de Villamblard
me permit de retrouver les traces des Gaurel/Etablit. Ils étaient de Bourrou à moins de dix kilomètres. Je me
retrouvais donc avec des ancêtres remontant en 1780 mais rien sur « Jean Chassaigne » à Beaupouyet,
petit village de la Dordogne verte.
Les recherches auraient pu durer longtemps si la chance n’avait pas apporté son coup de pouce. Claudine et Edgard,
nos infatigables chercheurs, rencontreront par hasard un acte notarié de vente d’ un couple Chassaigne/Gay. Exactement celui
qui nous faisait tant défaut.
La piste nous conduira trente kilomètres plus haut en remontant la rivière
de l’Isle à Saint Germain du Salembre et Saint Léon sur l’Isle.
Et voilà une nouvelle branche qui remonte jusqu’au 18e siècle.
Sans rapport sûrement mais Saint-Germain est à moins de deux kilomètres
du lieu dit « Jean Filet » pour lequel on a toujours pas d’explication.
Le temps et la patience sont deux éléments importants sur la piste des ancêtres pour un généalogiste qui regrettera toujours de ne pas avoir pensé plutôt à faire parler ses « vieux » que le temps a emportés.